Un bond de géant pour l'humanité? dans Ailleurs 1751502_3_a70a_ill-1751502-a7a9-ap69072001195_695358b76de17e7ab05827d92af71f72-300x150

Cette image (cliquez dessus pour l’agrandir) a fait le tour du monde, je crois!
Tout jeune prof de français langue seconde (spécialité canadienne, le pays étant officiellement bilingue, tout citoyen devrait accéder à tout document ou toute information aussi bien en anglais qu’en français et les profs de français langue seconde étaient (sont encore?) chargés de rendre le français accessible et utilisable aux anglophones du pays qui ne le maîtrisaient pas du tout ou pas très bien), j’enseignais à des adultes, dans un cours intensif de français au bord d’un lac, dans le nord de l’Ontario. La règle était simple! Pas un seul mot d’anglais pendant les trois semaines (de sept jours chacune, comptant chacun vingt-quatre heures réparties entre enseignement pur et activités diverses, mais toutes strictement en français!)

Cela fait long, en doutez-vous?) auprès d’étudiants qui, pour beaucoup, ne parlaient pas un mot de notre langue lorsque ce stage intensif a commencé.
Pourtant, devant l’importance de ce qui allait se passer ce jour-là aux Etats-Unis, les trois profs que nous étions alors avons décidé de bouleverser programme et habitudes: nous aurions le droit d’écouter la retransmission télé en anglais et de réagir dans la langue de Shakespeare!
Quelle aventure!
Quelle émotion!
Nous ne regardions pas un reportage sur la lune à la télé, nous étions sur la lune avec les cosmonautes qui y débarquaient: des rires, des pleurs, des cris de joie, des applaudissements…
En revoyant aujourd’hui les images diffusées à l’occasion du décès de celui qui a fait « un petit pas pour l’homme et un bond de géant pour l’humanité », après si longtemps, tout me revient en mémoire et je jure que ce fut un magnifique moment que je reste heureuse d’avoir partagé ce jour-là avec « mes » étudiants et mes collègues!

Nous sommes nombreux, je crois, à nous être interrogés sur le réel intérêt de cette expédition.
On dit aujourd’hui qu’elle a sans doute permis d’écarter le risque d’une troisième guerre mondiale qu’aurait fini par déclencher  la rivalité qui s’exaspérait alors entre les Etats-Unis et l’URSS.

Si c’est vrai, Neil Armstrong  avait vraiment raison, son petit pas d’homme sur la lune fut un vrai miracle pour le reste de l’humanité, je crois